La Musique Multidimensionnelle de Jacotte Chollet Infos Stages Conférences et Salons

Interview de Jacotte Chollet

 

Née dans les montagnes du Massif central, Jacotte Chollet a suivi son cursus à l’Université de Grenoble où elle a obtenu une Licence en Anglais et Linguistique ainsi qu’une Maîtrise d’Anglais.

Durant les 14 années suivantes, elle a été assistante puis Réalisatrice et co-Productrice avec André Voisin, de films Documentaires à la télévision française.
Ces films à caractère humaniste l’ont conduite : aux USA, Canada, Liban, Israel, en Irlande du nord et du sud, en Papouasie Nouvelle Guinée, au Kenya des Masais, au Népal, en Thailande, en Laponie, au Maroc, en Côte d’Ivoire, au Bengladesh, au Yemen du nord, en Haïti...

En 1978, Jacotte Chollet et son mari, collaborateur de toujours, André Voisin délaissent l’aspect ethnographique et social de leur travail .
Dorénavant, ils s'attachent à souligner ce qui unit les hommes plutôt que ce qui les distingue.
Cette démarche synthétique peint l'essentiel de ce qui caractérise l'humain en dépit des différences de races ou de cultures.

Ils produisent alors trois séries de documents :
"La roue de la vie"
(8 documents de 1H chacun) qui synthétise les visions orientales et occidentales de la vie, de la naissance à la mort, "Chasse à l’Homme" (8 documents de 1H chacun) qui étudie les phénomènes de la perception, du langage, de la communication, de l’agressivité et du dépassement de soi.
Leur dernière série : " La Passion de la Vie " (4 documents de 1H chacun) s'intéresse aux mondes de l’inconscient et du subconscient appréhendés au travers de la thérapie primale d’Arthur Janov...
C'est une sorte d’ethnographie de la psyché ouvrant sur la vision d'un avenir différent.


Jacotte et André ont permis au public Français de découvrir des penseurs, philosophes, chercheurs de pointe de cette époque tels que :
Karl Pribram, David Bohm, Fritjof Capra, Stanislas Grof, Philippe Lavastine, Paul Mac Lean, Karl heinz Stockhausen, Leonor Fini, Norman Couins, Jean Charron, Dr F Leboyer, Dr Michel Odent, Stéphane Laberge, Kishomaru Ueshiba fondateur de l’Aiikkido, Arthur Janov, Marilyn Ferguson et Krishnamurti … parmi d’autres.

 

Q : Fin 1984 changement de direction, qu’est-ce qui vous conduit à passer du film à la musique et au son ?

Jacotte Chollet :

Si je fais un retour en arrière, je m’aperçois que la musique et le monde des vibrations ont toujours été très présents dans ma vie. Je suis née dans un pays de montagnes, de ruisseaux, d’eaux courantes et des forêts, ce furent mes premières musiques, mes premières harmonies, celles de la nature.
Près du village de mon enfance, il y avait un train, qui en traversant la forêt, projetait des étincelles sur les aiguilles de pins très secs en été . Je m’éveillais souvent en sursaut la nuit en hurlant :
"Il ya le feu ! Il ya le feu !" Et ma mère répondait :
"Calme toi ma chérie, il n’y a pas de feu, rendors-toi vite!" et quelques minutes après, on entendait la sirène des pompiers !


Je crois donc que j'ai toujours été extrêmement sensible au monde des vibrations, mais je n'en n'ai pris réellement conscience que beaucoups plus tard et le fait décisif dans mon changement d'orientation a été la mort subite de ma mère et tout ce qui s'en est suivi …
Et puis, André aussi a joué un rôle essentiel dans la matérialisation de cette nouvelle direction, il m'a encouragée dans cette voie.



Q: Qu’est qui vous a poussée vers cette musique ?

J.Chollet :

J'ai été guidée, attirée, propulsée, parfois rudement vers ce nouveau champ d'expérience par tout un ensemble d'évènements. Quand une dimension nouvelle de la spirale se déploie, il faut activer la grande roue.
La période de gestation a été longue et douloureuse, j'avais l'impression que personne ne me comprenait. Je me disais: je suis enceinte de quelque chose mais quoi ?

J'ai mis plusieurs années à accepter ce cadeau, j'allais dire ce fardeau!
Que ce soit la musique qui m'appelle, je ne pouvais y croire, car pour moi, musique rimait avec sublime et je ne me sentais pas cette capacité là, c'était trop grand, c'était trop beau pour moi!
Et puis les femmes ne sont pas compositeurs, elles sont dans le bel Canto, elles jourent de la harpe ou du piano, du violon ou de la flûte, pas du synthétiseur!


J'ai donc freiné autant que je pouvais sur le chemin de cet accomplissement mais sans pouvoir arrêter le véhicule! Le caractère à la fois imprévu et mystérieux de cette aventure m'a attirée, passionnée, captivée.



Q: Comment vous la définiriez cette musique ?

J.Chollet :

La différence fondamentale entre la musique Multidimensionnelle et d’autres musiques, c’est qu’elle n’est pas écrite, elle n’est pas non plus improvisée suivant une trame comme le Jazz ou la musique Indoue par exemple.
Elle naît du recueillement, de l’écoute intérieure et d’une navigation au fil des énergies, des tonalités, des vibrations et de la résonance qu’elles font surgir en moi .

Cette expérience est unique et totale et ne peut être réduite à des symboles. Ce n’est pas seulement un rêve de l’esprit ou un chant de l’âme, c’est une expérience vibratoire, une manifestation spontanée, une signature de mes mondes intérieurs, un voyage .


Q : Vous créez cette musique à l’aide de plusieurs synthétiseurs de son, qu’est-ce qui vous à poussé a utiliser un synthétiseur plutôt qu’un instrument de musique classique ? Vous avez étudié le piano dans votre enfance?


J.Chollet :


Oui, j’ai fait deux à trois ans de piano ce qui était suffisant pour que j’ose m’aventurer seule sur un clavier mais pas suffisant pour m’enfermer dans des conventions.
Quand je me suis tournée vers la musique, les synthétiseurs venaient juste d’apparaître sur le marché.
J’y ai vu un signe du ciel, c’était ça le nouvel instrument avec lequel j’allais créer.

En fait, j’ai été attirée par les synthétiseurs pour bon nombre de raisons, toutes aussi importantes à mes yeux. La première de ces raisons c’est le son .
Un synthétiseur s’occupe d’abord de son . On sythétise le son à partir de ses composantes élémentaires.
Et puis, ce monde du son m’apparaissait plus ouvert que celui de la musique qui a tout un passé de traditions, de modes
et de conventions.

Mais il faut dire que pour moi, la musique est un champ qui s'étend bien au-delà de l'humain.
Il n’y a pas que l’homme qui fasse de la musique dans l’univers, les insectes, les oiseaux, les dauphins, les étoiles, les planètes s’expriment en musique !
Je voulais rendre ce qui m'avait bercée, ce qui m'avait nourrie dans mon enfance ces harmonies de la nature, je voulais créer une musique qui soit vraiment universelle…

La seconde raison de ce choix, c’était la liberté, au début des années 80, on n’avait pas besoin d’aller au conservatoire pour se servir d'un synthétiseur!
Il n'y avait personne pour imposer de dogme vérité, le champs était libre de toute empreinte…



Q : C’était donc la nouveauté de l’instrument qui vous attirait ?

J.Chollet :


Non, pas seulement sa nouveauté, sa capacité, sa flexibilité, son immediateté, son incroyable richesse …
Quand j’étais à la télévision, bien que je sois productrice et réalisatrice, je n’ai jamais pu tester mes vraies capacités créatrices, je dépendais de trop de facteurs extérieurs.

Au contraire, avec mon synthétiseur, je devenais maître de tous les paramètres .
Je pouvais être en même temps la chanson, le compositeur, les solistes, l’orchestre le chef d’orchestre, l’ingénieur du son et le public !
Mon expérience était totale, ma responsabilité aussi, j’avais un contrôle suffisant sur la machinerie pour pouvoir ouvrir tout grand les vannes de l’inspiration, rien d’extérieur ne pouvait me restreindre.

Mon seul désir était d’échapper à toute limite, de me fondre dans la musique, de respirer la musique, d’être musique.
Mes mains sur le clavier devenaient elles mêmes instruments d’un orchestre invisible, exprimant mes moindres émotions, mes moindres sensations, les inclinations les plus cachées de mon âme. C'était unematérialisation immédiate de l’inspiration avec résonance et feedback instantanés .

Pour la première fois de ma vie, je pouvais aller jusqu’au bout de mon inspiration, sans compromis, pour la première fois je pouvais vivre le pur flux de mon intuititon et la vérité de l’instant créateur hors du temps…
Quand j’utilisais des fréquences ultra basses, elles déclenchaient des vibrations dans tout mon corps, dans mes jambes, dans mes pieds. Ce n’était pas un jeu intellectuel, c’était dans mon corps, je ressentais l’incroyable pouvoir du son!
Et dans les fréquences ultra aigues, c’est comme si l’on cessait de pouvoir identifier l’origine des sons, c’était partout, il n’y avait plus de limite.
Au début j’avais des synthétiseurs analogiques et je pouvais naviguer manuellement des basses aux aigus des infrasons aux ultrasons et voir l’éffet que ça avait sur moi.
J'ai tout d'un coup réalisé que nous vivions la plupart du temps dans une étroite bande de fréquences que nous prenions à tort pour la totalité.
Dès que je m’ aventurais dans les franges, les sons se mettaient à réagir autement, les aiguilles de mes potentiomètres s’affolaient comme en proie à une hypersensibilité subite provoquée par les très hautes fréquences, il me fallait en quelque sorte retenir le son, le contenir comme on retiendrait par la bride un cheval au galop !



Q : Est-ce que vous avez développé une méthode systématique d’exploration des différentes fréquences?

J.Chollet :


Non, je suivais mon intuition mais j’étais totalement dans l’expérience, à la fois sujet et objet .
D’abord je créais des sons, je jouais avec, certaines formes d’ondes m’attiraient plus que d’autres et je les laissais m’entraîner là ou l’esprit m’appelait.
Ces sons étaient mes guides vers l’inconnu. J’avais le sentiment qu’ils étaient venus d’un monde subtil, des êtres faits de "son" venus d’autres dimensions pour m’éduquer en cette nouvelle science, dans ce mystère du son .
Je ne cherchais pas à les enfermer dans des structures pré-établies, au contraire je les laissais m’entraîner à leur suite.
Je ressentais très vite l’énergie se manifester en moi, mes cellules s’ouvir à des niveaux vibratoires de plus en plus élevés.
Les sons-énergies visitaient mon corps en décelant tous les obstacles, en faisant sauter peu à peu tous mes blocages.

Je vivais une illumination intérieure, une danse de l’énergie. La musique qui se déroulait sous mes doigts possèdait un pouvoir étrange, elle m’entrainait dans des états "différents" de conscience.
J’avais la sensation de n’avoir plus de corps et de me mouvoir librement dans des espaces infinis, portée par les sons.
J’avais le sentiment de voyager dans d’autres galaxies à des vitesses intersidérales, dans des espaces de lumière merveilleusement beaux et limpides, sans aucune entrave, et sans "frottements" malgré l’extrême vitesse de déplacement ressentie !
J’ étais en contact direct avec mon essence, mon être, mes origines …
Parfois, je regardais mes mains s’activer sur le clavier comme si elles possèdaient une vie autonome. Parfois, dès les premières mesures, j’avais l’impression que je connaissais déjâ cette musique et je n’avais dès lors qu’à la laisser se dérouler sans autre intervention…


Parfois, juste au son du toucher sur le clavier, j’entendais un son pur, une résonance claire et je savais que ce jour là, j’étais déja harmonisée, tout était déjâ là !
A d’autres moments, il me fallait "décrasser"la machine, faire un vrai travail pour éffacer mes préocupations, "me mettre en phase" et détecter quelles eaux troubles m’empêchaient de boire à la source…
Sans aucun doute j’étais en proie à une intense transformation, je m’harmonisais, je me subtilisais, je me mettais moi même au monde .

Quand j’écoutais ce que je venais de jouer, j’étais sidérée ! Je ne pouvais pas croire que cette musique fut née de mes mains sur le synthétiseur !
Elle me semblait si vaste, si étrange, on aurait dit qu’elle venait d’ailleurs.
Pendant les écoutes, mon énergie se transformait à nouveau et j’éprouvais un froid interieur intense, un froid Siberien… Il me fallait prendre des bains chauds pour récupérer un peu de chaleur ! Tout ça était bien étrange …
Mon âme exultait pendant que mon esprit cartesien s’en trouvait troublé, dépassé…
Et personne pour m’expliquer quelle alchimie subtile régissait énergie, conscience, son et musique ? J’étais confrontée à moi même…


Comment pouvais-je être à la fois si petite et si grande, si finie et si infinie ? Comment pouvais je basculer aussi facilement d’un état à l’autre, de l’unité au doute et aux tentatives avortées d’explications rationnelles ?> A la recherche de réponses, je partais en voyage sur les trâces de Pytagore dans l’île de SAMOS, je visitais le temple d’Esculape sur la côte Turque puis je m’imprégnais des énergies à Delphe et Epidaure…
Je me sentais attirée par cette lignée de gens qui avaient soigné et guéri avec le son et la musique, en des temps anciens.


Mais un des premiers êtres qui m’ait directement influencée fut Krishnamurti .
J’avais collaboré à un film sur lui fait par André Voisin en 1972.
Krushnamurti y parlait d’une façon d’être en prise directe avec soi et avec le monde par l’exercice de l'attention indivise.

Il avait dit très clairement qu’on ne se servait que d’une partie infime de nos capacités mentales, de notre potentiel...Ses parole avaient résonné en moi et depuis j’étais à la recherche de ce potentiel inconnu, de cette autre façon d’être... Je voulais toucher la source de mon être, connaître ma réelle identité, c’étaient ça mes buts.



Q: En quoi la musique Multidimensionnelle diffère-t’elle d’autres musiques ? / Qu’est-ce qui la rend multidimensionnelle ?

J.Chollet :


C’est l’effet qu’elle provoque qui est multi-dimensionnel !
Elle augmente le taux vibratoire et affecte les multiples dimensions de notre être, notre corps, notre énergie, notre âme, notre esprit !
Nous ne nous résumons pas aux seules 3 ou 4 dimensions que nous connaissons.
Quand on traverse le point d’immobilité parfaite à l’intérieur de soi, on entre dans une autre dimension, une autre réalité définie par une autre longueur d’ondes, une autre fréquence, une autre échelle harmonique.
Nous entrons dans le "monde multidimensionnel" nommé aussi "hyper espace" .


Dès le départ cette musique s’est montrée multi-dimensionnelle, c’est pourquoi je l’ai nommée ainsi !
Ceux qui l’écoutaient perdaient la notion habituelle de l’espace et du temps. Ils éprouvaient des vibrations, des montées d’énergie, toutes sortes de sensations dépassant ce que l’on éprouve en général à l’écoute de la musique ! Ils voyaient des couleurs vives, des lumières, sentaient leurs "chakras" ( centres énergétiques) s’activer, se trouvaient transportés dans d’autres dimensions.
D’autres voyaient se dérouler sur l’écran de leur psyché des scènes d’autres temps, ils se trouvaient projetés dans l’avenir, certains se voyaient catapultés à l’ intérieur de leur ADN ou dans leurs propres cellules, ils ressentaient des organes dont on n’a pas habituellement conscience comme leur système glandulaire ou éprouvaient des courants électriques qui leur parcouraient le corps etc…La musique les transportait dans toutes sortes d’états "modifiés" de conscience…



Q : Et ces effets découlent de votre processus de création ?

J.Chollet :


Bien sûr !
Je pars d’un état vibratoire et au fur et à mesure, mon énergie se transforme et je passe dans un autre univers, un monde subtil avec d’autres lois et d’autres vibrations. Je ne sais jamais s’il y aura une musique au bout de la démarche, mais je ne sais non plus créer dans un état ordinaire de conscience…
Je ne peux toucher la musique qu’en atteignant cet espace intérieur, ce monde ou la création se crée et se recrée sans cesse, cette matrice de l’univers .
C’est un espace de co-création et parfois je me demande si c’est bien moi qui crée ou bien si c’est la musique qui me créée ou si je ne suis qu’un résonateur d’autres espaces et d’autres dimensions ?



Q : Vous ne faites donc jamais de concerts, vous ne jouez jamais deux fois la même musique ?

J.Chollet :

Pour que le son soit créateur et transformateur, il faut que je le crée en même temps qu’il me crée, je ne peux donc jamais le re-produire. Je ne peux que le co-créer en étant a son "écoute-active".
Je pense que je pourrais un jour créer cette musique avec un public qui se sent impliqué dans ce procéssus d’expansion de conscience, mais ce serait un nouveau type de concert d’energies co-créé avec le public !
La seule chose qui me fascine vraîment, c’est créer, dépasser mon connu, chaque atôme d’énergie que je possède est tourné vers la création.



Q : Votre musique est donc une sorte de réflexion, de méditation, un processus d’auto apprentissage et quand les gens l’écoutent, ils participent à ce processus ?

J.Chollet :


Exactement, les tonalités de cette musique sont des sortes d’ "espaces de conscience", ils donnent un espace à la conscience qui peut ainsi être perçue en tant que telle et s’exprimer.
Quand ils les écoutent, les gens résonnent à ces tonalités, et cette résonance déclenche une mise en contact avec leur source, leur propre conscience élargie qui leur délivre sous des formes diverses le ou les messages qu’ils doivent intégrer pour se ré harmoniser.
Je ne suis d’ailleurs pas la seule à exprimer un tel concept, j’ai été précédée par des maitres dont le musicien et maitre Soufi HAZRAT INAYAT KHAN. Dans son livre :
"Le Mysticisme du Son" il est écrit :
" La création commence avec l’activité de la conscience nommée vibration, et toutes vibrations jaillissant de la source originelle sont identiques, elles ne diffèrent que par la tonalité et le rythme qui les forcées à se mouvoir…
… Le Son donne a la conscience une évidence de son existence bien qu’en fait, ce soit la partie active de la conscience qui se transforme en son.
Le connaisseur finit par se connaître lui même, en d’autres termes, la conscience prend connaissance de sa propre voix…/…
Chaque atome de l’univers avoue par son ton: " Mon origine n’est autre que le son".

C’est ce que toutes les traditions ont dit, c’est ce que veut dire : Au commencement était le verbe et le verbe était Dieu…
Je sentais bien, en moi, le coté "sacré" de la chose…Je vivais ce "sacré" au cœur même de la cré-ation musicale, dans son éssence , je vivais le "ça crée"
Je trouvais aussi quelque information sur Pythagore et sur l’évolution de la musique depuis les temps anciens dans un autre livre, celui de:
Dane RUDYARD
: "La magie du ton et l’art de la musique":
.../ "Il semble que Pythagore ait insisté sur les effets thérapeutiques des sons qui deviennet des tons capables de transmettre
la volonté, l’énergie et la compassion de celui qui les a produits après s’être purifié , et de remettre en phase avec le rythme dela force vitale universelle."



Q : Retournons maintenant à ce qui vous a réellement poussée à quitter le film pour la musique, c’était quoi l’enjeu pour vous, à cette époque ?

J.Chollet :


Un jour, il est temps d’ETRE vraiment, il est temps d’être SOI même!

J’ai réalisé qu’il y avait une chose dont je ne savais pas grand chose, bien que j’ai parcouru la moitié du monde, et c’était moi !
Alors, je me suis tournée du dehors vers le dedans… un parfait changement de perspective !


Q : Vous êtes passée de l’ethnographie à l’ethnographie de l’esprit ?

J.Chollet :


A ce moment là de ma vie, la question la plus importante était :
> "Qui suis je ? De quoi suis je faite ? Qu’y a t’il au delà de ce que je connais de moi même" ?

Je ne pouvais plus accepter de baser ma connaissance sur l’expérience des autres aussi grands, aussi sages soient-ils. J’avais besoin d’informations de première main ! Il me fallait m’aventurer vers l’inconnu.

Durant le tournage de tous ces films, le peuple qui m’a le plus influencé, le plus appris, ce sont les Papous de Nouvelle Guinée.
J’avais fait un film avec eux en 1974, Ils respiraient l’inventivité, la créativité, ils m’ apparaissaient tous si différents, si capables et si légers à la fois . J’adorais les observer se parer de plumes et de fleurs de la forêt équatoriale comme les enfants d’un paradis terrestre en parfaite harmonie.
Ils m’ont appris sans mots, on peut appeler ça de la télépathie ou de la transmission directe. C’étaient des experts en communication d’esprit à esprit et de cœur à cœur, sans mots ! Ils savaient communiquer avec la nature, les animaux, les esprits. Ils ont changé ma façon de percevoir le monde.



Q : Vous faites des documentaires, vous auriez pu vous tourner vers la peinture ou la photo ?

J.Chollet :


J’étais photographe avant d’être réalisatrice de films et je me suis mise à la peinture durant la musique .
Vous voyez, la photographie, le film, ce sont des langages de l’espace et la musique est un langage qui structure le temps.
Alors, je crois que je n’ai jamais abandonné mon premier amour pour les langues !
Simplement la musique m’apparaît être le seul langage vraiment universel .



Q : Pourquoi et Comment vous êtes vous intéressée au son ?

J.Chollet :


Très progrèssivement, j’ai réalisé au cours de tous ces voyages dans différentes civilisations, chez tous ces peuples d’Afrique, d’Asie, en Australie, chez les Aborigènes, tous utilisaient le son pour atteindre des états non ordinaires de conscience.
La plupart des pratiques Shamaniques sont basées sur le son, c’est la voie royale pour atteindre les zones inconnues de notre psyché…
Un jour, en Afrique, dans une réserve, nous filmions un petit éléphant, à un moment l’ingénieur du son me demande si je voulais m’approcher de l’éléphant avec un micro, cet éléphant avait le genou enflé et nous pensions qu’il ne pouvait pas bouger Toujours est-il qu’à un moment, l’ingénieur du son crie :
"Plus près ! Plus près, vas plus près !" et soudain l’éléphant se met à barir avec une force telle que j’en suis restée pétrifiée, même s’il avait chargé j’aurais été incapable de faire un geste, j’étais anesthésiée par le son !
Et puis plus tard, lorque nous achevions 4 films avec Artur Janov et la Thérapie Primale qui est une thérapie extrêmement émotionelle, je commençais à faire des éssais avec la bande son, je la manipulais pour voir comment nous percevons son et image.
Au lieu de mettre les vrais sons sous les vraies images, je mettais de la musique ou bien d’autres sons. Le résultat était incroyable, même sous des images de visages en proie à des émotions fortes telles que le chagrin ou la peur, on percevait un tout autre message !
C’était la bande son qui déterminait le sens du film !


Q : Et puis vous avez eu une expérience avec la musique Tibétaine qui vou a profondément marquée ?

J.Chollet :

Nous filmions dans un monastère tibétain, c’était une periode très spéciale de ma vie.
Je ne savais pas encore que j’allais perdre ma mère d’une façon brutale, quelques mois plus tard. Je n’en n’avais pas conscience mais subconsciement je pense que je le savais puisque j’étais en train de tourner deux films sur la mort… une façon de me préparer peut être…

Ces films appartenaient à la série : " La Roue de la vie ", les deux derniers films traitaient de la mort selon"le livre des morts Tibétain" ...
Nous étions donc dans un monastère, prêts à filmer les offrandes, l’office pour un moine qui venait de mourir.

Au moment ou les cornes, gongs et trompes se sont mises àjouer, j’ai reçu tous les sons au niveau du plexus solaire, je pouvais à peine me tenir debout, j’étais tétanisée… sous l’emprise d’un pouvoir qui me forçait à m’ouvrir à l’inconnu. Mon corps ne m’appartenait plus il obéissait à la musique!


Q : Mais vous n’avez tenté ni de faire ni d’apprendre la musique Tibétaine, vous avez crée votre propre musique …

J.Chollet :

ça a été un point de non retour, ça m’a laissé une empreinte...
Mais ce que je cherchais se trouvait à l’interieur de moi.



Q : Des physiciens, des chercheurs se sont interessés aux éffets de votre musique ?

J.Chollet :


Oui, ça fait partie du courant de synchronicités (coincidences) qui ont façonnées ma vie.

Après la mort de ma mère, un voile s’est déchiré . Je me suis sentie poussée dans une direction. Ma mère a joué un rôle prépondérant dans la genèse et le développement de ma musique. Douze ans après, André disparaissait de la même façon brutale et je fus en proie à un choc éffroyable… A nouveau, les synchronicités ont repris…

J’ ai été invitée à participer à une émission de télévision sur les expériences de mort imminente.
Sur le plateau Télé, il y avait un homme incroyable, un très étrange physicien qui parlait de mort, d’après-mort, de lumière, de physique quantique, de particules qui vont plus vite que la lumière, d’une façon naturelle, comme si tout le monde savait çà !
Il était professeur de physique à l’école de Medecine de Poitiers.
A la fin de l’émission, je sentais qu’il fallait que j’aille lui parler, mais il avait un air si serieux, si classique, si froid… que je n’ai pas osé.
Un mois après, je reçois un coup de téléphone du centre Krishnamurti à Paris. Ils m’invitaient à aller à une réunion d’écrivains qui présentaient leurs livres.
J'étais là à regarder tous ces gens aller et venir dans une sorte de brume, en me demandant bien ce que je faisais là, quand soudain, j’ai vu un point précis très clair au milieu de la brûme, c’était le même physicien que j ‘avais vu à l’émission de TV, le professeur Régis Dutheil.
Alors là je me suis dit : "Bon , j’ai compris ! Si je ne vais pas parler à cet homme je vais le rencontrer par hasard, toutes les trois semaines!"


Q: Et il a écrit un chapitre sur votre musique dans un de ses livres …

J.Chollet :

Oui ! à cette époque, personne ne comprenait vraiment ce que je faisais, même pas moi !
Je ne comprenais pas toujours avec mon cerveau gauche ce que mon cerveau droit créait !

Mais dès que je lui eu parlé de mes sessions d’expansion de conscience avec la musique et les sons, il a dit en souriant :
"Oui oui, je comprends !"
J’étais sidérée, il était la première personne qui semblait comprendre ce que je faisais !
Il m’a beaucoup apporté, il m’a fait faire la relation entre ce que je vivais en état de création de la musique et les interactions d’ordre quantique.
Du coup, tout s’éclairait et ma recherche prenait un sens nouveau !
> Puis un jour, il me demanda si je voulais bien qu’il inclut un chapitre sur ma recherche dans son nouveau livre"la Medecine Superlumineuse" et il me dit : "c’est le moment de rassembler toutes les notes que vous avez prises !" Il m’a pour ainsi dire forcée à faire une synthèse de mes observations .
Et quand le livre est paru, il y avait un chapitre qui parlait de ma recherche , le chapitre VIII qui s’intitulait : Ouverture pour une médecine du 3ème millenaire. Il évoquait la possibilité d'une médecine nouvelle qui incluait bien sur la conscience, l’énergie et le niveau quantique .

Le Professeur Dutheil m’a permis, par le dialogue créatif que j’avais avec lui, de continuer à croire en moi il m’a permis de progrésser dans ma réflexion, il m’a aussi permis d’entrer en contact avec d’autres scientifiques .


Q : Comment en est on arrivé à faire de la recherche sur les éffets biologiques de vôtre musique ?

J . Chollet :


Le professeur Dutheil m’a dit avoir rencontré quelqu’un, une biologiste qui était aussi passionnée que moi et qui s’intéressait au même domaine de l’ énergie : "Appelez là,  ajouta t’ il !"
Cette biologiste, Lydie Ries, avait eu l’idée de commencer une recherche sur son propre sang après qu’elle eut constaté des écarts importants dans sa composition suite à un stage sur les énergies qu’elle venait d’effectuer. Son niveau d’hémoglobine avait chuté et ça avait attiré son attention sur une corrélation possible entre énergie et hémoglobine .
> La première fois qu’elle a écouté ma musique elle a été traversée de vibrations dans tout son corps, ça l’a beaucoup étonnée. Puis nous avons collaboré.



Q : Et qu’est-ce qu’elle a découvert ?

J.Chollet :


Elle a fait de la recherche pendant 2 années. A cette époque je recevais des volontaires pour cette recherche et nous avons commencé à faire des séminaires d’expansion de conscience avec la MMD comme support, au sein de "l' Institut de développement et d’expansion de conscience".

> Durant ces séminaires, il y avait de 7 a 10 personnes à chaque fois. Nous prélevions des échantillons sanguins chez tous les volontaires avant écoute de la musique et puis après des sessions d’environ une heure, ça faisait donc beaucoup de données à analyser ensuite.
> Qu’ a t’elle constaté ?
Que lorsqu’ils étaient en résonance avec ma musique, le taux d’hémoglobine des participants augmentait parfois d’un gramme ou plus en une seule session !> Qu’est-ce que ça veut dire ?
Je ne vais pas entrer dans les détails ici, je veux juste dessiner une perspective.
> ça veut dire qu’il y a accroissement du nombre de globules rouges et parce que l’hémoglobine est un transporteur d’oxygène, il y a sur oxygénation du sang.
On pouvait d’ailleurs observer ce fait à l’œil nu .
> La couleur du sang prélevé avant écoute était généralement (comme celle du sang veineux) rouge sombre.
Il prenait après écoute une belle couleur rouge plus clair, parfois même rouge framboise qui est la couleur du sang arteriel,
du sang hyperoxygéné .
Parfois même, lorsque l’oxygénation avait été très forte, il ressemblait à du champagne rosé !
> Bon, qu’est ce que l’oxygène apporte ?
L’oxygène facilite la communication intracellulaire, donc si vous avez plus d’oxygène dans votre système,
ça en facilite tout le fonctionnement, tous les processus en bénéficient, le cerveau bien sûr, mais aussi le cœur, tout le métabolisme .
> Il n’y a qu’a voir ce qui se passe en ce moment dans le sport de haut niveau, un grand nombre d’athlètes tente par des moyens plus ou moins légaux d’augmenter leur taux d’hémoglobine et d’oxygénation sanguine pour améliorer leurs performances !

> Un jour, après un séminaire, j’ai oublié les prélévements sanguins dans mon refrigerateur !
Je ne m’en suis aperçu que 3 jours après, alors j’ai prévenu Lydie mais elle m’a dit d’envoyer quand même les prélèvements .
Quand elle m’a rappelée elle était sidérée par ce qu’elle avait observé !
Bien sûr, après 3 jours passés au frigo, les cellules sanguines avaient vieilli, leur forme , leur information était détruite, c’étaient de vieilles cellules, mais pas toutes !> Quand elle avait analysé le sang prélevé après écoute de la musique, elle avait noté que 76% de l’information présente dans les noyaux des cellules était intact !
ça paraissait incroyable mais c’était vrai ! > Et qu’est ce que ça montrait ?

> Qu’il est possible de résister à l’entropie (entropie veut dire désordre) en augmentant son taux vibratoire,
en accédant à un niveau superieur d’integrité, de cohérence et d’énergie.
Cela montrait aussi que durant un processus d’expansion de conscience comme avec la musique, nos cellules sanguines accèdant à un taux vibratoire supèrieur celui ci se traduit par un degré d’ordre, un degré de cohérence supérieur ,on appelle ça de la neg-entropie ( de l’ordre ou de l’entropie négative).
> Mais le but n’est pas seulement d’accéder à un niveau supérieur de conscience, d’ordre, d’énergie et d’harmonie mais de s’y maintenir, de gagner en permanence.
> Comment y parvenir ? Comment maintenir en nos cellules un ordre superieur de cohérence ?

> Et bien c’est la precisément le but et la spécificité de la musique Multidimensionnelle, plus on l’écoute et plus l’information de cohérence harmonique qui s’y trouve est mémorisée par nos cellules et plus elle devient …une seconde nature pourrait on dire…
Et un jour, c’est cet état qui tend à prévaloir .


> Dans l’évolution, un ordre ou un fonctionnement de type supérieur prévaut toujours …
Hélas, la plupart du temps, nous vivons dans le souvenir du passé ou la crainte de l’avenir, et nos cellules vivent l’impact négatif de ces pensées négatives, nous les bombardons sans cesse avec ces énergies négatives.

> Lorsque vous vous vous mettez à l'écoute de cette musique, vous entrez dans un présent ouvert à toutes les possibilités de re création, vous suspendez donc l’effet nocif du stress et des émotions négatives et vous vous accordez progrèssivement à d’autres dimensions de la conscience qui n'ont pas de limite...



Q : Comment transformer l’impermanence en permanence ?


J.Chollet :


Par l’entrainement …
Combien de temps faut-il, je l’ignore, je suppose que c’est différent pour chacun.

> Quand Lydie Ries a commencé à me faire des prises de sang pour les analyses, j’avais déja un taux d’hémoglobine très élevé, bien au delà de la norme et pourtant je vivais a 40 km de Paris à quelques deux cent mètres seulement au dessus du niveau de la mer et je ne prenais aucun médicament qui puisse influencer ce facteur. Ce qui était remarquable, c’était que bien que mon niveau fluctue de temps à autre, il restait cependant dans cette même frange supérieure …
Je ne peux donc pas dire après combien de temps de pratique de la MMD j’ai atteint cette permanence car il aurait fallu que je fasse des analyses depuis le tout début de mon apprentissage, mais je peux témoigner qu’on atteint un jour une permanence, j’en suis la preuve !


Q : Comment les gens doivent ils écouter cette musique pour en tirer bénéfice ? Comment faites vous vous même ?

J.Chollet :

Je l’écoute essentiellement pour me rassembler, me centrer, rester dans un état de clarté interieure .
Si j’ai subi un choc émotionnel, je l’écoute et il suffit parfois de quelques minutes à peine pour que je retrouve mon état normal, mes cellules ayant reconnu le signal se mettent à l’unisson et je retrouve plus vite équilibre et énergie .

> Elle me sert aussi à maintenir une atmosphère créative, un état de concentration aisé lorsque j’écris ou que je peins.
Je l’utilise beaucoup en voyage, ça me permet de rester fraiche, de recharger mes batteries …



Q : Comment doit-on approcher cette musique pour quelqu’un qui ne connait pas ?

J.Chollet :

> Si l’on veut vraiment bénéficier au mieux de cette musique, il faut l’écouter en
état de méditation ou
d’écoute profonde. > L’écoute profonde est un état dans lequel on se laisse totalement imprégner par la musique, on est 100%"à l’écoute", pas avec sa tête mais avec tout son corps, tout son être. Cet état est celui dans lequel elle a été créée, c’est un état d’attention indivise un état de totale concentration.
On peut soit s’asseoir très confortablement, en restant très centré, soit s’allonger (on tirera différents bénéfices des différentes postures).
> Respirez profondement 3 ou 4 minutes, concentrez vous sur votre respiration (respiration abdominale de préférence) centrez vous sur le cœur, laissez vous aller, sentez que votre corp est en état de relaxation et laissez vous faire .Laissez vous harmoniser par la musique comme si vous flottiez sur une mer de sons .

> les sons de cette musique agissent comme des quantas, des unités de conscience et ils entrainent une résonance partout ou il y a blocage. Ils touchent les points de déséquilibre, là ou il y a un vortex d’énergie prisonière, là ou il y a un traûma.


> Une opération chirurgicale même si elle vous a sauvé la vie a occasioné un traûma au niveau de vos énergies subtiles …
Après une opération, vous gardez une cicatrice sur le plan énergétique et alors que l’on s’occupe de resorber votre cicatrice physique rien n’est fait pour resorber votre cicatrice énergétique !


> Pendant que votre corps entre en phase, en résonance avec la musique, laissez votre propre conscience vous envoyer les messages appropriés à votre cas. Il n’y a rien d’autre à faire .
Mais il ne faut pas penser à hier ou demain, il faut cesser de ratiociner, il ne faut pas tenter d’échapper à la presence subtile, ça ne peut marcher que si vous êtes en communion totale avec vous même et avec les sons.

Q : Cette musique déclenche des images très fortes chez certaines personnes, que doivent-elles faire ?
Est-ce qu’elles doivent éssayer de contrôler ces images ?

J.Chollet :

> Non il faut surtout pas, le fait de voir des images, de voir des lumières comme certaines personnes en voient, ça veut dire que les fréquences sonores qui arrivent au cerveau sont traitées par celui ci sous différents modes et redistribuées dans différents sens, cela se nomme la "synesthésie" .
> Non, les gens doivent laisser venir les images qui vienent, c’est comme si ils allaient au cinéma, voir le film sur l écran de leur psyché , donc ces images ont un sens précis pour eux.
> C’est comme si on plongeait sous le niveau de la mer et que l’on découvre ce qui se trouve sous les icebergs, on voit une image plus totale.
Je demande aux gens de noter les images qu’ils perçoivent parce qu’elles peuvent parfois être très fugitives.
Mais ce n’est pas comme avec la chimie , quand on prend une drogue ou un médicament .
La chimie opère d’elle même sans que l’on ne soit conscient des procéssus impliqués au niveau du corps.
Avec le musique, c’est différent, il y a un continuum, c’est vous qui conduisez la voiture, en permanence, il n’y a ni message subliminal ni truc d’aucune sorte.
> C’est une musique d’expansion de conscience !


Q : Mais quand vous conduisez vous ne cherchez pas analyser votre façon de conduire.

J.Chollet :

Non, bien sûr, car sinon il ne se passera rien, vous devez être avec le son dans le son !

> Quelqu’un m’a envoyé son carnet intime de 2 mois de sessions avec la MMD.
Elle écoutait la musique une à deux heures tous les deux jours en état d‘écoute profonde .
Au début, elle a commencé à voir sur l’écran de sa psyché des visages qui l’éffrayaient, des visages hideux pleins de haine, quelques temps après ces visages devinrent neutres et puis peut être un mois plus tard, ils s’étaient transformés en visages pleins d’amour, rayonants !
Tout vient à point quand on est prêt et l’un des attributs de la conscience, c’est la vérité.
Cette personne a ainsi compris d’elle même qu’elle avait fait un grand pas vers sa propre reconnaissance, qu’elle avait cessé de se haïr et commencait à s’aimer, à s’accepter .



Q : Est-ce que la musique peut occasioner des troubles, est-ce qu’elle peut fait remonter des émotions négatives ?

J.Chollet :


> C’est sûr qu’elle est extrèmement interactive et qu’elle entraîne toutes sortes de réponses .


> Par exemple, si quelqu’un est très malade physiquement ou en proie à un stress sévère ou à des émotions profondes, il est possible que la musique déclenche un processus qui puisse se révéler momentanément douloureux par suite du rétablissement d’un champ énergétique complètement distordu.
Lorsque vous allez chez l’accuponcteur, il mettra une aiguille à un certain point de façon à rétablir l’harmonie, l’energie dans tel ou tel cicuit énergétique.
Cette musique agit de même, mais l’aiguille, c’est vous qui la mettez, c’est votre propre conscience qui réétalonne le circuit .
Alors comme l’acuponcture, ça peut être douloureux en un premier temps, mais ça signifie alors que ça fonctionne !
> De la même façon, lorsque les gens ressentent un froid intense à l’écoute de la musique, ça veut dire qu’ ils sont en pleine transformation, en pleine subtilisation, qu’ils se rechargent avec des énergies de très haute fréquence .

> Mais il y a des gens qui répriment constament leurs vrais sentiments, alors, lorsqu’ils écoutent cette musique, il est possible qu’ils éprouvent un subit mal de tête.
Pourquoi ?
> On a mal à la tête quand il y a constriction des vaiseaux sanguins dans le cerveau. Il y a constriction quand il y a conflit, répression c’est douloreux parce que le sang peine à circuler .

> Beaucoup trop de gens confondent un état de paix réel avec une anesthésie de ses sentiments !
La paix naît d’un sentiment d’harmonie profonde et de plénitude, pas d’un contrôle exercé sur sa spontanéité !
> Lorsqu'ils sont habitués à réprimer leurs vrais sentiments, l' écoute de cette musique les remet en contact avec eux même, avec la vérité de leur être réel et automatiquement ils répriment, bien qu'ils ne soientt même plus conscients de le faire !
Mais s’ils persistent dans l'écoute de la musique, en s’acceptant tels qu’ils sont, en s’ouvrant, ils retrouveront le chemin d’eux mêmes, les maux de tête disparaitront, et harmonie et paix ré apparaitront naturellement…


Q : Avec quel CD est ce que les gens devraient commencer ? Vous disiez qu’il était préférable d’en écouter deux différents en alternance ?

J.Chollet :

oui c’est très important car il faut rester frais, si on écoute toujours le même, au bout d’un certain temps votre mental prétend connaître la musique et il ne se passe plus rien.
C’est pourquoi il est bon d’alterner avec l’écoute de deux CD.

Mais dans tous les cas il ne faut jamais oublier que plus vous serez motivé, plus vous serez vrais, plus ce sera performant, parce que c’est le niveau de vérité que vous mettez dans votre démarche qui autorise ou non que des portes s’ouvent et qui détermine le niveau d’éfficacité de la démarche .
Vous avez votre part à jouer.

Votre intention, votre motivation doivent être claires
. Plus votre attente sera sincère, plus vous avancerez dans la guérison intérieure, sur le chemin de réunification de votre être.

Q : Par quel CD il vaut mieux commencer ?

J.Chollet :

En France, les premiers CDs disponibles étaient Renaissance et Invisible Présence, ils ont très bien fonctionné comme premiers pas dans la MMD.

> Invisible Présence
met en contact palpable avec les dimensions invisibles de notre conscience.
Il comporte certains sons percussifs qui occasionnent une résonance immédiate et provoquent un réétalonage éfficace.
Beaucoup de gens l’utilisent pour méditer.

> Renaissance
augure d’une prochaine renaissance, ses sonorités liquides facilitent une intégration des émotions …
C’est le CD préféré de beaucoup, à la fois fluide et régénérant.
Les deux sont très complémentaires.. Mais ça ne veut pas dire qu’il faille absolument commencer par là !

> UNITE
, c’est un double album contenant 2 CDs: L’Amour roi et Mystère de la vie , le premier de ces deux CDs est très doux, très subtil, le second est très puissant , il remet en mouvement des energies essentielles que l’on a pu ignorer jusque là. Il entraîne vers le centre de son être, c’est une étape incontournable vers la réunification .



Q : Vous appelez votre série d'albums: "A l’écoute du soi, à l’écoute du cœur", qu’est-ce que cela signifie ?

J.Chollet :

> Le SOI, c’est notre être, notre intégrité, notre éssence, et le cœur, c’est le cœur de notre être, là ou se crée l’alchimie la plus subtile, c’est depuis ce centre qu’il rayonne .
Nos capacités créatrices n’émanent pas seulement de notre cerveau ou de notre esprit, elles émanent surtout de notre cœur .

> Cette musique a vocation de guérison intérieure, d’harmonisation, de transformation, d’éveil, mais elle favorise aussi le déploiement de nos capacités créatrices enfouies, et la mise en lumière de notre conscience d’être. (la mise en phase avec notre "conscience Superlumineuse")
> La série des 8 CDs compose une sorte de frèsque, un parcours, un itinéraire, chaque CD représente une étape de ce voyage, mais le procéssus est global, il n’est pas linéaire et l’on peut commencer le voyage par n’importe quel bout.


Q : Vous venez de sortir 3 nouveaux CDs: Création, Silent Light and Sky Dancing, est-ce que vous pouvez nous les présenter ?

J.Chollet :

Ce sont mes trois derniers nés et j’ai une tendresse particulière pour eux …

> Silent Light,
c’est le chant de l’âme, la simplicité, la régénération par la paix, le retour à la source, on peut y contempler la lumière silencieuse de son âme.
Il comporte des sonorités glissantes, des "glissando" ce qui crée une atmosphère très particulière .

> Création
est un hymne à la beauté de la création, un rappel à notre propre beauté intérieure .
C’est la richesse, la multiplicité, la mugnificence, l’abondance de la création. La musique est très spatiale.
Une des plages du CD rappelle le vol du condor. J’ai moi même observé et photographié des condors au Pérou, c’était très impressionant.
On ressent dans la musique cette majestée du vol du condor.
La première plage se nomme "Heaven", des gens m’ont dit s’être sentis transportés au ciel en l’entendant !

Q: Même en termes de titres pour vos morceaux, vous tenez compte du feed-back des gens ?

J.Chollet :

Parfois ça vient de mon propre ressenti, parfois de celui des autres …Et "Space song", le dernier morceau de Création, c’est un peu comme si on s’envolait et qu’on survole la terre dans une navette spatiale ... ça nous prépare à la danse céleste du dernier CD : Sky Dancing !


Q : C’est le sommet de la Pyramide ?

J.Chollet :

Oui, c’est pourquoi j’ai figuré sur la pochette du CD quelqu’un qui danse au sommet de la pyramide ! Quand on est inspiré, on transcende ses propres limites, il n’y a plus de gravité d’aucune sorte .
Les tonalités de cet album rappellent le monde des oiseaux, des insectes, les vibrations des planètes…
> Lorsque j'écoute la plage "Chœur des Anges", la compassion qui s’en dégage me touche énormément…

> Quelqu’un m’a dit à Paris, une actrice :
" Ce que j’aime dans votre musique, c’est qu’elle est plus une réponse qu’une question, quand je l’écoute, je ne me pose plus de question parce que j’ai les réponses !

Je trouve cette remarque très belle.


Q : Le feedback que vous apporte le public est important ? Il vous aide à aller plus loin dans la compréhension de votre travail ?

J.Chollet :

> Oui, parce que je ne sais pas tout, ma propre expérience de la musique est si directe et si intense, si personnelle,
qu’il ne m’est pas toujours facile d’ en percevoir la portée plus globale .
> Il y a quelques semaines, lors d’une présentation dans une conférence aux USA, aussitôt qu’ils ont entendu les premières notes, des gens ont dit : "Cette musique est universelle…" !
ça m’a donné une vision de l’envergure, et puis c’est par le feedback des gens que je progrèsse dans la compréhension intime des mécanismes et des multiples dimensions qu’elle met en mouvement .



Q : Vous avez commencé ce travail fin 1984, nous sommes en 2000, comment votre musique a-t’elle évolué depuis ?

J.Chollet :

Ma musique a évoluée autant que moi même, mais mon procédé de création est resté le même.
> Je ne peux toujours pas créer sur commande !
Quand j’enregistre les différentes pistes sonores, je le fais une après l’autre, au fûr et à mesure que je joue, mais bien sûr, quand je joue sur une deuxième en écoutant la première, je ne me souviens pas de tout de ce qui a été enregistré 5 minutes auparavant , ce n’est pas linéaire.
> Il me faut être dans ce même état d’unification de conscience pour pouvoir rejouer sur d’autres pistes et que ça sonnejuste! C’est mon truc, la preuve que je suis bien alignée, que je suis en harmonie totale avec mon être!
Sinon ce n’est tout simplement pas possible !
> Aujourd’hui, je me sens beaucoup plus à l’aise qu’au début dans ce multiples aller /retour entre différentes dimensions et différents états de conscience.
C’est comme si j’avais apprivoisé cette part de mon être qui m’était au début étrangère ! J’ai gagné en liberté et en légèreté !

Q : Est ce que vous pouvez nous parler plus précisement de la transformation qui s’est opérée en vous ?

J.Chollet :

> Au début, lorsque j’ étais totalement immersée dans son et musique, un jour que je faisais du ski en Suisse, j’entends une musique symphonique. Je l’entendais haut et fort, J’étais fort étonnée bien sûr car c’était dans la forêt et personne alentour.
Mais je dus bien vite me rendre à l’evidence …
Il n’y avait de haut- parleurs nulle part , aucune source possible de musique sur la piste …
J’ai alors compris qu’elle provenait de l’intérieur de mon être, mon cerveau jouait avec les harmoniques d’un son grincant en provenance d’une poulie, il transformait l’impulsion sonore, les harmoniques de ce son en musique !
> Ce genre de chose s’est reproduit par la suite, un grand nombre de fois, mais je cherchais et retrouvais toujours le son originel qui avait occasioné ce type de réaction de ma part .
> C’est à cette époque que mon cerveau s’est transformé en cerveau musical et que ma perception du monde a changé, j’y percevais dorénavant d’abord la musique !
> Beaucoup de musiciens entendent ainsi la musique à l’intérieur d’eux même, simplement, dans mon cas, j’ai été le témoin de ma propre transformation, au lieu de la vivre comme une donnée de ma vie, j’ai pu en observer tous les développements.

Q : Qu’est ce qui vous a le plus surpris comme expérience ?

J.Chollet :

Un jour, je jouais avec un son à consonance très métallique et plus je jouais, plus le son se transformait… jusqu'à devenir une voix humaine, une voix de femme…
Ce n’est pas une expérience purement subjective puisque je l’ai enregistrée .
Je n’oublierai jamais cet épisode, car ce jour là, il y avait un plombier à la maison .
Il était venu jusqu'à mon studio pour me demander quelque chose. Il était là sur le seuil de ma porte, figé, transporté dans un autre monde, depuis près de 15 minutes, lorsque je me suis aperçue de sa présence... Il avait sur les lèvres un sourire angelique, il était rose d’émotion !

Une autre fois, des voix très graves comme celles des moines tibétains émanaient de mon synthétiseur, si puissament que je n’arrivais pas à en stabiliser le niveau ni à les enregistrer correctement. Étais-je en contact par l’énergie avec de vrais moines, dans un vrai monastère ou bien étais-ce moi qui subconsciemment produisais ces sonorités ?

Mais la chose la plus étrange et la plus inattendue qui me soit arrivée, c’est quand mes synthétiseurs connectés ensembles se mettaient soudain à switcher leurs programmes, pendant que je jouais, comme s’ils jouaient leur propre partition, comme s’ils se joignaient à moi dans un concert total…
Le circuit résonant de très hautes énergies vibratoires qui s’était formé entre eux et moi, entre leurs propres électrons et les miens provoquait ces phénomènes aléatoires !
C’est là l’expérience la plus émouvante que j’ai jamais vécue ! La démonstration que la vie est partout même dans les objets que l’on dit inanimés ! C’ était là des instants uniques de communication, d’ unité totales .

> J’ai aussi eu pas mal de rencontres avec des oiseaux, des hérons, des oiseaux aquatiques. Ils venaient du fleuve à 800 mètres environ de mon studio.
> A un certain moment de la création, lorsque l’énergie vibrait très fort, je les voyais se poser très délicatement mais très précisement juste devant la fenêtre de mon studio!
Parfois ils tentaient même de pénétrer par cette fenètre !
Là aussi l’émotion , la compassion me saisissaient et je me disais que j’avais réalise mon rêve, je parlais la langue
des oiseaux !
Je songeais alors à la flute de Krishna et au mythe d’Orphé…


> Pourtant, l’expérience la plus singulière qui m’advint fut quand deux personnes que je ne connaissais peu me demandèrent de venir écouter de la musique dans mon studio .
Au bout de quelques minutes d’écoute en commun, je sursautais, ne reconnaissant en rien la bande qui passait sur mon magnétophone !
> A la place de la musique que je connaissais, j’entendais une vraie cacophonie de sons abominables, une vraie horreur désarticulée !
J’ai tout d’abord cru que mes hauts parleurs avaient un problème ! Et puis d’un coup, j’ai compris que j’entendais bien la musique mais reverbérée et distordue par les champs d’énergies déséquilibrés de ces deux personnes ! J’entendais (comme)
à travers eux …
Je n’en revenais pas ! J’étais médusée …
Bien sûr, eux ne se doutaient de rien et m’attribuaient sans doute cette éprouvante cacophonie !

> Il y a des musiciens qui ont l’oreille absolue, pourquoi n’y en auraient il pas d’autres qui aient la même capacité quant à l’harmonie des champs d’énergies subtiles ?
En tous cas, cet épisode m’a longtemps interrogée, ça m’a fait progrésser dans la compréhension de la très haute capacité d’interactivité de cette musique, ça m’a fait comprendre qu’elle met en mouvement et fait résonner des dimensions dont nous n’avons pas conscience en temps ordinaire, comme le degré intime d’harmonie ou de disharmonie de notre être.

> La musique est vibration/mouvement/émotion/expression…en Anglais on comprend beaucoup mieux la progression : vibration/motion/e-motion/expression .


> Créée dans un état de conscience unifiée, cette musique stimule un même mouvement éssentiel d’unification chez celui qui l’écoute d’ou une remontée de fragments qui avaient été "exclus", expulsés, refoulés, qu' il va falloir désormais "inclure", aimer, accueillir, accepter de voir et d’identifier, afin de réunir, afin de retrouver la totalité, l’intégrité de son être .


> Ces éléments enfouis peuvent être des peurs cachées, des colères rentrées, des pulsions instinctives refoulées, des résidus d’expériences traumatiques etc…
La plupart des phénomènes que j’ai observés n’ont toujours pas d’explication scientifique "officielle" classique, autre que par la physique des "quanta": Pourtant, un nouveau champs s’est ouvert depuis peu l’ étude la "conscience"elle même et de ses différents "états".
Bien que cette nouvelle science n’en soit encore qu’aux prémisses, il a déjà été démontré que la conscience, notre conscience possédait deux aspects ou plutôt deux états : l’un que l’ on peut qualifier de "non-local" ou "global" et l’autre de "local".> Qu’est ce que ça veut dire ?> En état de "création" par exemple, en état d’ "expansion de conscience", on expérimente la qualité "non-locale", la qualité "globale" de la conscience.
La perception que l’on a alors de la réalité dépasse le cadre tridimensionel de celle ci.
On est partout en même temps, les dimensions du temps et de l’espace disparaissent, on vit une unité de la conscience .
> A l’inverse, nous percevons d’ordinaire le monde au travers de l’aspect "local" de notre conscience, nous nous mouvons dans un monde régi par l’espace et le temps et dans cette perception là, on ne peut pas être partout en même temps, on est localisés dans l’espace/temps…
> Lorsque les gens entrent en résonance avec la musique Multidimensionnelle, ils passent ainsi, parfois, d’un monde à l’autre, d’un état "local" de conscience à un état "non-local" et c’est ainsi qu’ils "voyagent" dans d’autres dimensions de leur conscience…

> De plus en plus de scientifiques étudient ces phénomènes dans des Universités comme Princeton, Stanford, dans l’Université du Nevada, à Tucson en Arizona, divers instituts se penchent sur cette question, comme l’institut des Sciences Noétiques à San-Francisco, l’Institut de Psychologie Transpersonnelle à Palo Alto en Californie et bien d’autres encore …
> En 1984, lorsque j’ai commencé ma recherche, rien de tout cela n’existait. A cette époque là, on faisait surtout de la recherche sur le "cerveau", pas sur la "conscience".
Cette recherche se cantonait à l’aspect physique, physiologique ne tenait pas compte de l’aspect psychique, ni de la "conscience de"…
16 ans après, le phénomène de la "conscience humaine" est en train de devenir le nouveau champs d’investigation, le lien manquant qui va nous permettre d’identifier et de comprendre toutes les anomalies de perception, ce que l’on classe encore sous le terme peu précis de "paranormal", toute unephénoménologie de la perception.

> Il semble que plus nous avancions dans l’unification de notre être, plus nous percevions à l’extérieur de nous même une image globale et unifiée de la réalité, et plus nous sommes à même de constater l’impact énorme que notre propre conscience a sur la réalité qui nous entoure !

> Durant ces quinze dernières années, la planète entière s’est transformée, la science est en train de changer de paradigme, la façon de voir le monde est différente. Nous vivons une nouvelle Renaissance.


Q : Vous avez travaillé à cette série de CD pendant 15 années, maintenant vous la présentez dans des conférences et des congrès internationaux…

J. Chollet :

> Je n’ai pas travaillé à l’élaboration de ces musiques pendant quinze ans, j’ai travaillé sur moi même et la musique n’a été que la manifestation de ce voyage.
> La chose la plus incroyable que j’ai constatée au cours de ce processus, c’est que nous n’avons en realité pas d’autre limites que celles que nous nous donnons nous même, que celles de notre propre pensée ou de nos propres croyances !


Q : dans ces conférences, vous ne parlez pas seulement de votre musique, vous la faites entendre ?


J.Chollet :

Oui, je participe à des conférences comme la "conférence Internationale sur la science et la Conscience" qui a lieu depuis 1999 à Albuquerque, au Nouveau Mexique, "La conférence Internationale sur le Shamanisme et les modes alternatifs de guérison"à San Rafael en Californie, etc…
J’y dirige des ateliers, des séminaires et à chaque fois je suis sidérée par le feedback incroyable du public, ça dépasse vraiment tout ce que je pouvais imaginer !



Q : Quelle est la question que l’on vous pose le plus souvent ?

J.Chollet :


"Comment avez vous eu l’idée de créer cette musique ?"

> Comme vous le savez maintenant, ce n’était pas une idée mais un chemin de vie, ce n’était pas seulement de musique qu’il s’agissait mais d’énergie, de son et de conscience aussi, une véritable alchimie.


Il y a des gens qui sont très étonnés que je puisse arriver à ce résultat en utilisant des synthétiseurs de son… On leur a dit que seule la musique acoustique était valable!
Cette attitude refait régulièrement surface dans les périodes de grands changement, de grande mouvance. On retombe très vite dans la vieille dichotomie, bien/mal, dans le sectarisme et dans l’exclusion ! Certains se cramponnent au passé, se cramponnent au connu et refusent le nouveau et puis, un jour, ce qui était nouveau devient classique et plus personne ne le remet en question !
> Je suis intimement persuadée que si Mozart vivait aujourd’hui, son esprit novateur aurait choisi le synthétiseur comme moyen d’expression…


Q : Parlez nous de l’avenir, quel sont les prochain développements pour la MMD ?

J. Chollet :

Je suis maintenant dans une phase horizontale après la verticalité de ces dernières années: le développement de différentes plateformes de présentation et de distribution de la MMD en Europe et sur le continent Americain .


> Une de mes ambitions est d’entraîner les gens qui se croient non créatifs à découvrir leur propre créativité .
La créativité est la chose la plus contagieuse qui soit, elle se propage plus vite que la lumière.
Grâce aux ondes THETA, ondes cérébrales qui sont présentes dans la MMD, les gens peuvent accéder à la source même de leur ADN et stimuler des capacités enfouies inconnues qui n'attendent que notre signal pour se manifester.


> Nous sommes un champs d'energies en perpétuel mouvement en perpétuel devenir, à nous de prendre nos responsabilités et de mettre en oeuvre ce qui est encore à l'état latent.
L'écoute de la MMD et la compréhension de sa portée permettent d'activer ce potentiel latent.
> Notre ADN semble comporter une grande partie de codage "vacant" pourrait-on dire, et dont personne ne sait quel est
son rôle ? Il n'est pour ainsi dire qu'un tout petit peu actualisé...> A quoi est destiné ce "junk" ADN comme ils disent ?

Tout ce dont les scientifiques ne comprennet pas l'utilité( parce que leurs connaissances actuelles ou les limites de leur propre conscience ne leur permet pas de concevoir) et bien, ils le qualifient de "junk" (poubelle, déchet, impropre, inutile) !
> Je suis personnelement certaine que tout est parfait.
Il y a une telle perfection du vivant, une adéquation, une différentiation, une imagination si parfaites à l'oeuvre dans nos cellules qu'il me semble inconcevable que notre ADN puisse comporter de parties inutiles!> N' oublions pas que la vie, le vivant est une dynamique en constante évolution. Ne nous reponsons pas sur le passé, sur l'habitude, sur de fausses certitudes, sur des croyances que nous ne remettons pas assez souvent en question.

> Mettons nous à l'écoute de notre corps, celui-ci nous envoie les messages adéquoits, les vraies réponses,il nous emmène coûte que coûte sur la route de l'évolution.
> Faisons confiance aux milliers de gymnastes, aux milliers d'acteurs qui inventent au coeur même de nos cellules des réponses nouvelles aux défis d'un environnement en plein déséquilibre: pollution extrême etc...


> Lorsque je tournais le dernier film de la série: La Passion de la Vie avec André Voisin, durant l'interview du physicien Jean Charron, une phrase prononcée par celui-ci s'est inscrite en moi et elle résonne et se fait entendre quand le moment s'en fait sentir, quand j'ai tendance à oublier :
"Mais ce n'est tout de même pas vous qui faites fonctionner vos cellules ou battre votre coeur!
Il y a là, un savoir et une connaissance infinies, incroyables!"

Sur le coup cette formule m'a surprise, mais depuis, je ne cesse de m'approcher de cette intelligence infinie et je ne cesse de lui donner les moyens de s'exprimer!
> Et dans l'état de création ou de co-création de cette musique, je laisse au savoir faire incroyable qui se trouve à l'intérieur de mon ADN la bride sur le cou.
Je suis dans une écoute totale et indivise et je me laise guider,emporter par ce flux vital, par cette imagination adaptée au futur, par ce formidable élan vital qui est notre véritable richesse.

> Sur ce plan là, au moins, nous sommes tous riches des mêmes possibilités pour peu que nous voulions chercher "en nous même" les solutions de l'enigme que nous sommes, l'énigme du sphinx que nous sommes tous!
Nous vivons une époque fantastique où nous frôlons le sublime en même temps que nous frôlons la folie destructrice, à l'échelle de la planète entière!
> Notre responsabilité est engagée plus que nous ne le réalisons!
> Devenons les acteurs de notre propre devenir, nous avons été pendant assez longtemps victimes de nous même, inversons les polarités, inversons les rôles!


> ET n'oublions pas que l'évolution se fait par "sauts quantiques", on passe tout d'un coup d'un niveau d'organisation à un autre plus perfectionné et auquel rien de linéaire ne semblait nous destiner.
> Notre "mental" fonctionne lui sur un mode linéaire, il ne peut donc envisager ces sauts d'ordre quantique!
Pour lui, rien d'autre n'existe que le fil (fictif) qui nous relie du passé au présent et à l'avenir.
La linéarité de ce fil est une illusion, une "vue de l'esprit" comme on dit vulgairement, hors notre esprit fonctionne justement sur un mode quantique, non sur un mode linéaire!
L'écoute de la MMD fait résonner cet ordre quantique profond, elle nous resource à la racine de notre être dans notre ADN ouvert à des possibiltés insoupçonnées, prêt à créer son propre devenir.> OU en sommes nous en cet instant décisif de la croisée des chemins ? > Nous nous sommes dépossédés nous même de notre pouvoir, de notre capacité infinie à nous transformer.
> Nous avons abandonné aux "spécialistes" la gestion de la plupart de ce qui est notre propre héritage.
> Notre santé est aux mains des medecins, notre voiture aux soins des garagistes,
> ce sont des "spécialistes de la communication" qui nous apprennent à communiquer,
> des spécialistes de l'éducation qui nous disent comment élever nos enfants,
> des spécialistes de la religion qui nous guident sur le chemin de l'esprit etc etc etc...


> En ce jour ou j'écris ces lignes, je ne peux m'empêcher d'avoir une pensée émue pour le millions de formes de vie, d'êtres que j'ai cotoyés dans la forêt Amazonienne et qui sont les véritables virtuoses de la communication: un monde végétal en constant échange, en constante symbiose et en constante création!

> Mais tout cet héritage est le nôtre! C'est nous découpés en tranches pour les besoisn de l'analyse!
Et c'est à nous d'en reprendre possession, à nous de nous reprendre!

> Les mythes, la science, l'histoire parlent tous de nous sous différents angles bien sûr, mais c'est de nous qu'il s'agit.
Au même titre que L'ADN c'est nous!
> L'Egypte et sa mythologie c'est nous aussi! Et les Quantas, c'est nous!
> Les molécules d'esprit ou d'autre chose, c'est nous!
> Et la nouvelle révolution c'est celle de notre conscience et de nos cellules!


> Mais quand on vit dans ses pensées, coupé de son corps on se coupe aussi de ses ressources et on s'éloigne du sens de la vie, car ce sens de la vie se cache à l'intérieur de nos cellules, au coeur de notre être, au sein de nos filaments d'ADN qu'ils soient à l'état actif ou encore latents.

> Lorsque j'ai décidé de m'intéresser à moi même, au vivant, au mystère qui se cachait à l'intérieur de mes cellules, j'ai compris que "le son était la navette spatiale et la navette spéciale" qui pouvait me transporter là!

> Le son génère de l'énergie, cette énergie considerable, on peut alors la mettre au service de la création.
Et au lieu de se créer des maladies qui ne sont que des rappels à l’ordre du corps, on peut se créer soi même, on peut développer ses capacités créatrices, créer son propre devenir, on peut créer des supports afin de démultiplier la création…

> Cette musique qui m'a crée en même temps que je lui donnais naissance est vivante. A son tour elle crée et tout retourne à l’univers qui me l’avait offert afin de se démultiplier. C'est ça la co-création…

Mais j’ai aussi d'autres rêves que j’espère réaliser .

> Je ne sais pas si vous êtes familiarisés avec les travaux du chercheur Suisse Hans Jenny.
Il a montré qu’on pouvait faire des architectures de sons qui créent des formes, qui sculptent la matière dans du liquide, dans du sable etc…Et vous voyez l’architecture, la géometrie qui sous-tend la matière.

Car c'est le son qui crée la forme.
C'est le son qui anime notre univers formel, depuis nos cellules jusqu'aux étoiles c'est une véritable symphonie!

Il y a quelques années, Je n’avais qu’une idée en tête: voir les sons de ma musique, alors, un jour, j’ai mis des batons d’encens devant les hauts parleurs de mon studio et j’ai pu admirer les tourbillons savants, les couches, les vrilles en suspension dans l’air, c’était magique !
J’aimerais faire découvrir cet univers invisible des sons et de l’énergie si impalpables et si beaux, je pense que ça ouvrirait une porte à beaucoup …

> On pourrait imaginer un lieu ou les gens viendraient pour être "inspirés", pour se recharger en carburant "inspiration".
> Les grande puissances sont à la recherche de pétrole mais le vraie carburant du futur, c'est l'inspiration!

Et là, pas de risque d'en épuiser les ressources!

Cette salle se nommerait "INSPIRATORIUM" .
Et en même temps qu’ils écouteraient certaines musiques spéciales, les gens verraient leur aura projetée sur une sorte d’écran .
Ils apprendraient ainsi à être plus conscient de leur champ aurique et de l'immensité, de l'instantanéité, de la beauté des mondes cachés à leurs yeux mais qui dispensent sous de multiples dimensions les trésors qui les constituent!.



Q: Avez vous des projets concernant la recherche, la santé, l’éducation ?

J. Chollet :

> En ce qui concerne la recherche, il y a nombre de domaines à investiguer, que sait-on de ce champ vital de ce "bio plasma" ?
Pas grand chose…Est il d’ordre exclusivement électromagnétique ?
Certaines expériences montrent qu’il ne l’est pas, elles infirment ce que l’on croyait de prime abord !

> L’étude approfondie du champ vital d’energie (Life field) indiquerait certainement que plusieurs mois, plusieurs semaines avant que ne se manifeste une maladie grave, on observe de grandes distortions dans ce champ, on pourrait alors observer ce que "X" sessions avec la MMD rétablit comme équilibre du champs concerné, cela permettrait de manifester vraiment la vocation de prévention de la MMD dans le domaine de la santé .

> Ce serait fantastique si un hopital ou une unité de prévention ou un hopital universitaire se portait volontaire pour lancer un programme de ce type. Je pense que nous possèdons déjà la technologie nécéssaire à ce genre d’investigation.

> On pourrait faire la même chose en ce qui concerne les femmes enceintes qui ont été diagnostiquées avec un risque de malformation fœtale, et on pourrait voir quelle action harmonisante et régulatrice la musique peut exercer sur le fœtus.

> De même, la MMD pourrait être écoutée comme agent régulateur du champ, lors d’interventions chirurgicales lourdes, lors de chimiothérapies lourdes et destructrices pour nombre de tissus…
Par contre, je ne crois pas à l’intéret d’une étude sur des cellules isolées, car nous sommes une unité psycho- somatique et je ne crois pas qu’on puisse apprendre vraiment en isolant les facteurs.

> En ce qui concerne l’éducation, je pense que c’est là le champ le plus fécond d’applications possibles pour la MMD à la fois parce que c’est certainement le plus crucial pour l’avenir et aussi parce que c’est le moins coûteux .

L’impact de la MMD sur les enfants qui présentent des syndromes de déficit d’attention ainsi que pour les enfants hyperactifs est très fort .
> Pourquoi ne pas l'introduire à l'école pour déveloper les capacités créatrices et d'attention des enfants?
J’ai une preuve de l’intéraction incroyablement positive de la MMD sur un enfant de 7 ans. Celui ci a manifesté spontanément par un dessin qu’il a realisé avec ses deux mains en même temps, une parfaite synchronisation de ses deux hémisphères cérébraux pendant qu il écoutait un CD de MMD. (voir dessin sur page du site: la MMD)

> D'autre part, j’aimerais pouvoir mesurer son impact sur des gens déjà hypercréatifs, des artistes des scientifiques, des inventeurs.
Il y a longtemps que je rêve de pouvoir développer un pogramme spécial à cet effet .

> Un autre terrain d’application évident de la MMD, ce sont les gens en fin de vie, ceux qui se trouvent dans des centres de soins palliatifs, ceux qui se préparent à leur ultime transformation et qui souffrent ou bien sont en proie a un stress énorme du fait de la peur de la mort .


Q : Vous avez joué dans la grande pyramide ? | VOIR LES PHOTOS |

J. Chollet :

Oui, en 1997, lors de la pleine lune de Fevrier on m'a offert plusieurs sessions de création de musique dans
la grande pyramide de Keops.
C’était une expérience hautement vibratoire!
En s'appuyant contre les parois de la pyramide, on percevait la musique qui tournoyait en en spirales dans la matière même de la pyramide, c’était vraiment très étonnant !

Je serais tentée par d’autres expériences de ce type dans d’ autres hauts lieux, mais je pense que l’on pourrait aussi guérir des lieux qui ont grand besoin d’être restaurés,
des lieux dont l’énergie vibratoire ou le champ électromagnétique a été distordu suite à des évènements traumatisants tels que massacres, grandes souffrances humaines ou animales, ou bien des lieux qui ont été victimes de pollution électromagnétique, chimique ou industrielle.
Les lieux aussi enregistrent tous les types d’ énergie et lorsqu’ils ont été perturbés, ils continuent de provoquer des distortions et d’entrainer un processus de résonance négative dans l’atmosphère qui les entoure.

Ce sont là quelques uns de mes rêves, je les offre à l’univers afin qu’il me donne les moyens de les réaliser, de les accomplir.

© Jacotte Chollet .

JACOTTE CHOLLET

 

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